EST DE LA GUINEE ET TREKKING EN FOUTA DJALON

 

20/05/2018 – 01/06/2018

 

3 Voitures
3 Homme
1 Femme

 

TREKKING EN FOUTA DJALON

 

Nous arrivons à Labé vers 20h et allons directement trouver une banque pour payer le taxi. Sur les conseils d’un blogueur à vélo on se rend à l’hôtel « les touristes » , le moins cher de la ville ( 10 euro), tenu par un chanteur de reggae qui avait fait, avec son groupe, la première partie du concert de Takana Zion, une semaine plus tôt pour le début du ramadan.

Ce n’est pas vraiment le bon moment pour découvrir la nourriture car encore une fois tout les restaurants sont fermés ainsi que les bars et les nights club pour boire une bonne bière. Ici fini les « toubabs », nous sommes maintenant « les blancs ». Autre nouvelle découverte ; le café noir qui est servi dans des minis tasses qu’ils remplissent jusqu’à ce que ça déborde dans la coupelle.

Nous profitons de ces deux jours pour planifier notre prochain trekking dans le Fouta Djallon.

Bien sur, aucune information sur internet à part les agences de voyages qui nous informent sur les points et village touristique. Pas possible non plus de trouver une carte qui sont réservé aux guides locaux, alors ils va falloir faire confiance encore une fois à MapsMe et à notre intuition. Dans tout les cas il faut nous rendre à Pita à 50 km de là où, après réflexion, avons choisi comme point de départ. Le matin, sans trop attendre, nous sommes pris par deux Guinéens dont un est responsable de l’activité touristique au alentours de Mamou. Ça ne leur empêchera d’essayer de nous soutirer un peu d’argent alors qu’ils sont avec leur voiture personnelle mais ils comprendrons vite notre mode de voyage.

Pour ce trekking nous partons un peu au pif sans savoir où nous allons dormir et si nous allons trouver à manger. Je prévois une moyenne de 12km entre deux étapes pour y aller à la cool sachant qu’il n’y a pas autant de dénivelé qu’au Maroc. Ce qui nous inquiète plus c’est la pluie car la saison vient de commencer. A Pita nous faisons quelques provisions pour la journée et , vu l’heure, on prend un taxi moto pour les cinq premiers kilomètres jusqu’au barrage de Kinkon. Encore sept jusqu’à notre première étapes dans un décor rappelant le plateau du Larzac. Un peu avant d’arriver nous serons rejoint par la pluie et décidons de faire une halte dans une petite boutique ou on boit un café en attendant que ça passe. Finalement en discutant avec le propriétaire de la boutique pour savoir ou nous pouvons mettre notre tente, il nous proposera de nous installer dans une maison qui n’est pas habité et nous sommes invité à manger avec une partie des villageois. On fait la connaissance du médecin du centre de santé, récemment rénové par une ONG Américaine, dont il nous fait la visite. Du palud à l’accouchement, il est en charge de tout les soins pour les villages environnants, en plus de charger les portables du fait qu’il est le seul équipé de panneaux solaires.

Le lendemain nous poursuivons jusqu’au village de Diaga ou se tient le marché hebdomadaire.

On achetons de quoi nous faire des sandwichs ainsi que le kit pour nous fabriquer nos propre lance pierre, pratique courante pour petit et grand.

Nous choisirons de ne pas nous diriger vers le village touristique mentionné par toutes les agences de voyage mais de partir hors des sentiers battus vers un autre choisi au pif sur la carte. Encore quelques kilomètres, sous une chaleur écrasante ou nous nous arrêterons à chaque petite rivière pour nous rafraîchir, avant d’atteindre notre seconde étape. Nous arrivons devant un portail avec une petite porte et une clôture qui font penser un peu aux villages gaulois dans les livres d’Asterix.

Nous pénétrons à l’intérieur et nous nous dirigeons vers la mosquée ou les hommes sont en train de prier. On leur explique que l’on voyage à pied et que l’on cherche un endroit ou mettre notre tente. Après quelques minutes de concertation un des habitant nous demande de le suivre et encore une fois nous serons logé dans une maison inhabité en ce moment. Notre arrivée crée l’étonnement des habitants et surtout des enfants, qui pour la première fois voient des blancs. Comme toujours on est reçu comme des rois avec un grand verre de jus d’orange gingembre.

Après ça nous partons visiter le village ou chaque recoins est cultivé. C’est la période de plantation du mais, des patates et du manioc. Ils vivent ici en parfaite harmonie avec la terre et les animaux et tout à l’air trop parfait comparé avec ce que l’on a pu voir dans le reste de l’Afrique. Deux raisons, ce sont des Peuls et la plupart des hommes travaillent en Europe et aux États Unis et envoient de l’argent qui permet un bon développement du village. La traditionnelle maison de terre et de paille, que j’appellerai champignon est toujours utilisé dans la plupart des familles, ce qui donne encore plus de charme à ce décor. Après une petite douche à la rivière nous rentrons pour couper le jeune avec un plat typique de Guinée à base de riz et d’une sauce aux feuilles de patates.

Le matin suivant nous sommes accompagné tel une escorte par trois habitants et leurs fusils prétextant aller à la chasse, mais on se rendra compte que c’était plus par sécurité et de peur que l’on se perde sur le chemin de notre prochaine étape.

Les paysages traversés sont magnifiques et on fera une halte à une rivière ou il est possible de se baigner. On aimerai passé la nuit dans chaque village tellement ils sont paisible et accueillant mais nous devons nous tenir à nos 15km par jour sinon on va finir par s’installer ici. Encore 400m de dénivelé positif et 5km avant d’atteindre notre objectif de la journée et là même scénario : bonjour, on vient de la France à pied (plus facile sachant qu’ils ne savent pas ce qu’est le stop) et on cherche un endroit ou planter la tente. Petit temps de réflexion, étant les premiers touristes à venir dans leur village je les comprends, et hop :suivez moi, vous pouvez dormir dans cette chambre il n’y a pas de problème. Puis un sac de mangue, une papaille, des oranges, du miel, un thé, nous sommes refait. L’HOSPITALITE MUSULMANE nous surprendra toujours. Ici encore le principe du village est le même, ceux qui travaillent à l’étranger ont montés une petite association ou ils collecte de l’argent entre tous pour chaque année participer à des travaux d’amélioration comme une salle télé, une nouvelle clôture, des panneaux solaires pour charger les téléphones, la mosquée, l’école, le centre de santé etc… Ici on attend ni après l’état ni après les ONG. Si les villages sont bien peuplés en ce moment c’est seulement pars-que la plupart reviennent pour passer le mois de ramadan en famille, le reste du temps il n’y a que les femmes, les enfants et les anciens revenu pour une retraite au source.

Quatrième jours le doute de ne pas trouver ou dormir et manger c’est complètement dissipé et nous venons se créer notre propre tour désorganisé. On rejoint Maci pour une pause déjeuner puis après un averse diluvienne poursuivront encore vers un autre village choisi au hasard ou nous changeons de méthode et demandons à voir le chef du village qui nous accueillera à bras ouvert.

Nous passerons encore une nuit improvisé avant de rejoindre la route nationale et poursuivre, cette fois ci en stop, jusqu’à Dalaba, mais quelle belle expérience en Fouta Djalon faite de paysages magnifiques , d’un accueil chaleureux et spontané ainsi qu’une authenticité naturelle non surfaite ; que du bonheur.

De nouveau en ville on trouve un hôtel-bar ou on se relax avec une Guilux (bière Guinéenne). Après deux jours de repos nous revoilà pouce tendu en bord de route ou un camion de transport nous avancera jusqu’à Mamou pour une nouvelle nuit à l’hôtel.

Vuelta al poblado tras el mercado!
Hay en sitios donde no debes meterte!
Agua pura

 

Tipica construccion Peul para meter a las cabras por la noche, esto las protege de las lluvias. Las cacas caen abajo y son usadas directamente para abonar la tierra.
Cambiando el techo. Se hace una vez cada 5 años
Colmena
Donde estamos?

 

 

 

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